Présentation du réseau

Créée en 1997, la Fédération des Scènes de Jazz et de Musiques Improvisées est un réseau de 29 scènes réparties sur toute la France, plus une scène  à Genève, qui œuvre pour la diffusion et la création du jazz et des musiques improvisées. Son siège est à Tours en Indre et Loire.

Les principes fondateurs de ce réseau de scènes sont :

L’émergence, l’accompagnement et la circulation de nouveaux talentsGrâce à un travail de repérage, chaque structure s’engage à mettre en œuvre une véritable politique innovante de développement de carrière laissant une large place aux projets originaux et aux créations actuelles françaises et européennes. Ainsi au travers d’axes comme la circulation des musiciens entre les régions, le soutien à la jeune création et à sa diffusion, nos clubs jouent, au quotidien, un rôle essentiel dans l’émergence de nouveaux talents. Ce sont des lieux de projets artistiques et culturels plutôt que des espaces de diffusion fermés sur eux-mêmes.

L’éthique professionnelle du réseauLa Fédération a pour vocation de structurer le réseau des lieux de jazz et de musiques improvisées et d’être reconnue comme un interlocuteur privilégié auprès des collectivités publiques, des sociétés civiles, des organisations professionnelles et de tous autres organismes ou réseaux impliqués dans ces musiques. Le respect des législations sociales et fiscales du spectacle vivant, par ses adhérents, fait partie de sa charte.

Le maillage du territoireLa Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées est présente sur le territoire national (excepté le grand Sud-Ouest) et constitue un des réseaux de diffusion des musiques actuelles.

La sensibilisation et la conquête de nouveaux publicsDans une relation de proximité indissociable des populations et des territoires où ils sont implantés, la Fédération accompagne les clubs dans leur travail de sensibilisation et de conquête des publics. À ce titre, et au travers de l’événement national qu’est « Jazz en Scènes » la fédération s’attache à développer des moyens de communication et des partenariats médiatiques destinés à élargir l’audience.

Nos scènes ont en moyenne des jauges d’une capacité inférieure à 250 places.

Tous nos lieux doivent satisfaire à l’ensemble des critères de la charte de la Fédération.

Les Assemblées générales se tiennent chaque année dans l’un des clubs de la Fédération et sont l’occasion d’organiser des colloques sur thèmes qui intéressent nos membres (« Les scènes de jazz et de musiques improvisées dans le développement local en milieu rural » organisé à Saint-Claude en septembre 2002, « L’Europe et le jazz » en 2003 à Tours, « l’artiste et son employeur » Nantes 2004, « Entreprenariat & Musiques Actuelles » en 2005 à Reims, « Le jazz et les musiques improvisées au sein des schémas départementaux d’enseignements spécialisés » en 2006 à Alba-la-Romaine, …)

Le Festival « Jazz en Scènes » est l’événement artistique majeur organisé chaque année à la mi-décembre par la FSJ.
Initialement conçu pour être la vitrine de la vitalité de nos scènes adhérentes, ce festival original dans sa conception est ouvert à tous les lieux de diffusion qui souhaitent y participer qu’ils fassent ou non, partie de notre réseau, dans la mesure où cette ouverture à d’autres lieux est le reflet de relations artistiques et professionnelles établies.

Le festival « Jazz en Scènes » dynamise le réseau de la fédération des scènes de jazz et de musiques improvisées en même temps qu’elle favorise son identification par les médias et les publics.

La commission artistique
Ces réunions centralisées sur Paris, permettent aux programmateurs des différentes scènes d’échanger des informations d’ordre artistique visant à développer de nouveaux partenariats entre les scènes, à favoriser la promotion des artistes régionaux (par l’échange de maquettes ou C.D réalisés chez eux) et le cas échéant, à mettre en place les tournées de la fédération entre nos clubs.

Dans ce contexte, la FSJ tient ouvert plusieurs grands chantiers :
Le premier d’entre eux est relatif à l’accompagnement des artistes par les clubs. Ce point particulier est devenu un des axes majeurs de l’action de nos scènes. C’est aussi la base des échanges avec les autres réseaux du jazz ou des musiques actuelles que nous entendons développer. L’émergence est une préoccupation partagée par tous les réseaux, écoles, festivals, scènes. Mais elle est, pour l’heure, gérée de manière dispersée. Nous avons pour ambition de militer pour une coordination inter-réseaux (Afijma- Allumés du Jazz – Fneij/ma) de cette action afin de déboucher sur une réflexion commune, des actions concertées et donc un meilleur impact sur la carrière des artistes concernés.
À l’instar de nos amis de la Fédurok, notre fédération a entrepris fin 2005, un tour d’Europe (nous avons des membres en Belgique et en Suisse) de ses adhérents afin de recueillir les données précises et nécessaires à une meilleure évaluation de notre action. Cet observatoire de nos pratiques permettra de satisfaire deux objectifs : Connaître et faire connaître notre secteur – Permettre sa pérennité
Nos scènes sont à une croisée de leur chemin. Elles doivent dans les années à venir, pour se développer, voire simplement pour survivre, s’ouvrir à de nouveaux partenariats publics ou privés sur leurs territoires. La fédération va devoir leur apporter son soutien sous forme d’études de cas, d’audit, d’accompagnement de projets, de formation.
L’actualité politique dense dans le domaine du spectacle vivant (évolution du dispositif de l’intermittence, place réservée aux musiques actuelles dans le débat sur la culture, le nouveau dispositif SMAC et ses implications…) nous conduit à resserrer nos liens avec les autres fédérations du secteur et particulièrement la Fédurok qui se trouve être notre plus proche partenaire « scène ». Des initiatives communes  y compris artistiques, sont d’ores et déjà engagées
Toujours relativement à l’actualité politique, nous participons à un certain nombre de réunion ou regroupement (UFISC, GEMAP,…) qui s’opèrent dans le spectacle vivant afin de mieux se coordonner, produire des analyses collectives et être mieux associés aux instances décisionnaires.

Enfin, la Fédurok et la FSJ sont à l’initiative de la création d’un syndicat commun d’employeurs, le Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives de Musiques Actuelles (SMA). Sa création a été motivée par le déficit d’organe syndical dans le secteur du spectacle vivant des musiques actuelles. Son champ d’action et de représentation dépasse le champ couvert par les deux fédérations fondatrices.

En résumé :

  • La fédération est un espace de réflexion et d’échange
  • Elle défend une éthique professionnelle
  • Elle œuvre à la coordination et à l’information de ses membres
  • Elle accorde son soutien aux scènes
  • Elle anime des rencontres professionnelles
  • Elle s’engage pour la création actuelle française et européenne
  • Elle organise des temps forts artistiques
  • Elle labellise des tournées artistiques à l’intérieur et à l’extérieur de son réseau
  • Elle appartient aux réseaux du jazz

Comments are closed.