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	<title>Commentaires pour FSJ - Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées</title>
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	<description>L&#039;actualité artistique du réseau FSJ</description>
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		<title>Commentaires sur - ROBERTO NEGRO TRIO - par ROBERTO NEGRO</title>
		<link>http://www.jazzenscenes.com/jazz-en-scenes-2011/roberto-negro-trio#comment-184</link>
		<dc:creator>ROBERTO NEGRO</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 14:10:27 +0000</pubDate>
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		<description>Suite à notre concert du 8 décembre dernier au Rocher de Palmer, à Cenon, Philippe Méziat poste sur le blog de jazz magazine.
En voilà un extrait :
«…la musique de ce trio prend les risques de freinages en pleine course parfaitement négociés, elle introduit suspens, silences et ressources (au sens de l’aviation) d’une façon qu’Ahmad Jamal ne renierait pas, elle sait encore passer d’une introduction pianistique à la Rachmaninov à l’énoncé d’un thème qui fait aussi « populaire italien » que la musique de Nino Rota (Roberto est italien, né à Turin), elle amène subtilement des codas emballées, bref elle plaît tout en sachant se démarquer de toute identification unaire, ou unique.(…)»
 
Ce concert fut pour nous l&#039;occasion de rencontrer un magnifique trio nommé Yes Is A Pleasant Country avec Jeanne Added au chant, Bruno Ruder au piano, Vincent Lê Quang au saxophone.
Bien vôtre
 
Roberto</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à notre concert du 8 décembre dernier au Rocher de Palmer, à Cenon, Philippe Méziat poste sur le blog de jazz magazine.<br />
En voilà un extrait :<br />
«…la musique de ce trio prend les risques de freinages en pleine course parfaitement négociés, elle introduit suspens, silences et ressources (au sens de l’aviation) d’une façon qu’Ahmad Jamal ne renierait pas, elle sait encore passer d’une introduction pianistique à la Rachmaninov à l’énoncé d’un thème qui fait aussi « populaire italien » que la musique de Nino Rota (Roberto est italien, né à Turin), elle amène subtilement des codas emballées, bref elle plaît tout en sachant se démarquer de toute identification unaire, ou unique.(…)»</p>
<p>Ce concert fut pour nous l&#8217;occasion de rencontrer un magnifique trio nommé Yes Is A Pleasant Country avec Jeanne Added au chant, Bruno Ruder au piano, Vincent Lê Quang au saxophone.<br />
Bien vôtre</p>
<p>Roberto</p>
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		<title>Commentaires sur - YES IS A PLEASANT COUNTRY - par Méziat</title>
		<link>http://www.jazzenscenes.com/jazz-en-scenes-2011/yes-is-a-pleasant-country#comment-166</link>
		<dc:creator>Méziat</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2011 11:36:53 +0000</pubDate>
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		<description>Lire : http://www.jazzmagazine.com/index.php?option=com_fireboard&amp;Itemid=8&amp;func=view&amp;id=2877&amp;catid=14</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Lire : <a href="http://www.jazzmagazine.com/index.php?option=com_fireboard&#038;Itemid=8&#038;func=view&#038;id=2877&#038;catid=14" rel="nofollow">http://www.jazzmagazine.com/index.php?option=com_fireboard&#038;Itemid=8&#038;func=view&#038;id=2877&#038;catid=14</a></p>
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	<item>
		<title>Commentaires sur - ROBERTO NEGRO TRIO - par Méziat</title>
		<link>http://www.jazzenscenes.com/jazz-en-scenes-2011/roberto-negro-trio#comment-165</link>
		<dc:creator>Méziat</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Sep 2011 10:36:21 +0000</pubDate>
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		<description>ROBERTO NEGRO TRIO &amp; “YES IS A PLEASANT COUNTRY”
AU ROCHER DE PALMER (CENON, 33)


J’ai regretté longtemps de ne pas voir eu le courage d’aller les embrasser tous les six après le concert, et de faire avec eux ce parcours à revers qui permet, pour les uns de restituer un peu ce qu’ils ont reçu, pour les autres de savoir s’ils ont bien donné ce qu’on attendait. Les mauvaises raisons ne manquent pas (heure tardive, fatigue, angoisse quant au retour vers la ville, et par dessus tout ce sentiment de n’être jamais à la hauteur de ce qui vient d’advenir), mais ce sont de mauvaises raisons. J’avais programmé cette soirée de « Jazz en Scènes » au Rocher de Palmer, je me devais d’aller jusqu’au bout, je ne l’ai pas fait.
Poursuivi par ce sentiment mauvais, j’ai donc remâché toute la nuit cette culpabilité, dans un rêve qui semblait sans issue possible. Pour arriver à traduire I Carry Your Heart par un équivoque « Je charrie ton cœur, je chéris ton cœur », dans un contexte de banlieue inquiétante. Pourtant, rien de plus calme – pour l’instant – que cette rive droite girondine où la ville de Cenon a posé son « Rocher de Palmer », gros édifice noir un peu surdimensionné voué aux cultures du monde, dans la lignée de ce qui fut, au départ et sous le ministère Lang, l’opération « Rap dans les Cités ». Dans ce rêve, qui faillit virer au cauchemar plusieurs fois, une femme se jetait du deuxième étage juste pour faire un exploit, je n’entendais pas le bruit de son atterrissage, on me certifiait que tout allait bien. Quelques jeunes plus avinés qu’enfiévrés faisaient le siège du bâtiment, et je ne devais mon salut qu’à une courageuse sortie, muni d’une barre de fer qui ressemblait à une perche. J’arrivais alors sur la place St Michel à Bordeaux, le soleil se levait, les paysans du marché neuf commençaient à installer leurs étals, la nuit était passée et je pouvais enfin me réveiller. Pour (entre autres) écrire ces lignes, encore plein de la manière dont Jeanne Added mâche les mots, les dénoyaute, les évide ou au contraire les remplit, les avale puis soudain choisit d’en restituer un seul comme un diamant pur. Phrasé en force, ou en douceur, avec ses temps de silence, ses suspens, ses risques, et cette fragilité dans le fonctionnement du trio qui va très bien avec une énergie sensible et assurée. Il existe bien une façon de mettre de la musique sur et autour des grands textes poétiques de notre temps (de Cummings à Celan), « Yes Is A Pleasant Country » en fait son affaire, prenant en quelque sorte de relais de Duparc et Fauré. Ils y ajointent des standards du jazz le plus classique dont le traitement est toujours astucieux ou déroutant, et la chose est dite. Bruno Ruder (p) et Vincent Lê Quang (ss) se déplacent dans cette matière sonore totale en toute évidence et en toute liberté.
Enfin réveillé, je pouvais revenir à mon travail de « critique de jazz » (…) et déclarer que la prestation du trio de Roberto Negro m’avait fortement séduit. J’ai beaucoup entendu ces temps derniers des trios de facture classique, construits musicalement sur la façon dont (entre autres, mais c’est un modèle dominant) Brad Mehldau a renouvelé le genre, mais c’est bien la première fois que j’y trouve suffisamment d’audace et de renouvellement pour que cela tienne en éveil de bout en bout. Reprendre Airbag du groupe « Radiohead » c’est encore un classique, et - comme le dit le pianiste - ce groupe est devenu le pourvoyeur de nouveaux standards du jazz. Il y a bien plus. Construite plutôt sur des rythmes binaires, la musique de ce trio prend les risques de freinages en pleine course parfaitement négociés, elle introduit suspens, silences et ressources (au sens de l’aviation) d’une façon qu’Ahmad Jamal ne renierait pas, elle sait encore passer d’une introduction pianistique à la Rachmaninov à l’énoncé d’un thème qui fait aussi « populaire italien » que la musique de Nino Rota (Roberto est italien, né à Turin), elle amène subtilement des codas emballées, bref elle plaît tout en sachant se démarquer de toute identification unaire, ou unique. On peut attendre encore beaucoup de ce trio, où la basse électrique de Jérôme Arrighi introduit des énoncés au timbre discret de guitare, et où la batterie d’Adrien Chennebault est parfaitement en place, et en couleur.
« Yes Is A Pleasant Country » venait ensuite, et j’ai déjà dit où cela m’avait mené. Un concert dont les effets poursuivent encore au matin, ce n’est quand même pas banal. Et si j’avais été leur dire tout ça, peut-être n’aurais-je pas pu l’écrire ainsi.
Philippe Méziat
(hier soir, au &quot;Rocher de Palmer&quot; à Cenon, 33)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>ROBERTO NEGRO TRIO &#038; “YES IS A PLEASANT COUNTRY”<br />
AU ROCHER DE PALMER (CENON, 33)</p>
<p>J’ai regretté longtemps de ne pas voir eu le courage d’aller les embrasser tous les six après le concert, et de faire avec eux ce parcours à revers qui permet, pour les uns de restituer un peu ce qu’ils ont reçu, pour les autres de savoir s’ils ont bien donné ce qu’on attendait. Les mauvaises raisons ne manquent pas (heure tardive, fatigue, angoisse quant au retour vers la ville, et par dessus tout ce sentiment de n’être jamais à la hauteur de ce qui vient d’advenir), mais ce sont de mauvaises raisons. J’avais programmé cette soirée de « Jazz en Scènes » au Rocher de Palmer, je me devais d’aller jusqu’au bout, je ne l’ai pas fait.<br />
Poursuivi par ce sentiment mauvais, j’ai donc remâché toute la nuit cette culpabilité, dans un rêve qui semblait sans issue possible. Pour arriver à traduire I Carry Your Heart par un équivoque « Je charrie ton cœur, je chéris ton cœur », dans un contexte de banlieue inquiétante. Pourtant, rien de plus calme – pour l’instant – que cette rive droite girondine où la ville de Cenon a posé son « Rocher de Palmer », gros édifice noir un peu surdimensionné voué aux cultures du monde, dans la lignée de ce qui fut, au départ et sous le ministère Lang, l’opération « Rap dans les Cités ». Dans ce rêve, qui faillit virer au cauchemar plusieurs fois, une femme se jetait du deuxième étage juste pour faire un exploit, je n’entendais pas le bruit de son atterrissage, on me certifiait que tout allait bien. Quelques jeunes plus avinés qu’enfiévrés faisaient le siège du bâtiment, et je ne devais mon salut qu’à une courageuse sortie, muni d’une barre de fer qui ressemblait à une perche. J’arrivais alors sur la place St Michel à Bordeaux, le soleil se levait, les paysans du marché neuf commençaient à installer leurs étals, la nuit était passée et je pouvais enfin me réveiller. Pour (entre autres) écrire ces lignes, encore plein de la manière dont Jeanne Added mâche les mots, les dénoyaute, les évide ou au contraire les remplit, les avale puis soudain choisit d’en restituer un seul comme un diamant pur. Phrasé en force, ou en douceur, avec ses temps de silence, ses suspens, ses risques, et cette fragilité dans le fonctionnement du trio qui va très bien avec une énergie sensible et assurée. Il existe bien une façon de mettre de la musique sur et autour des grands textes poétiques de notre temps (de Cummings à Celan), « Yes Is A Pleasant Country » en fait son affaire, prenant en quelque sorte de relais de Duparc et Fauré. Ils y ajointent des standards du jazz le plus classique dont le traitement est toujours astucieux ou déroutant, et la chose est dite. Bruno Ruder (p) et Vincent Lê Quang (ss) se déplacent dans cette matière sonore totale en toute évidence et en toute liberté.<br />
Enfin réveillé, je pouvais revenir à mon travail de « critique de jazz » (…) et déclarer que la prestation du trio de Roberto Negro m’avait fortement séduit. J’ai beaucoup entendu ces temps derniers des trios de facture classique, construits musicalement sur la façon dont (entre autres, mais c’est un modèle dominant) Brad Mehldau a renouvelé le genre, mais c’est bien la première fois que j’y trouve suffisamment d’audace et de renouvellement pour que cela tienne en éveil de bout en bout. Reprendre Airbag du groupe « Radiohead » c’est encore un classique, et &#8211; comme le dit le pianiste &#8211; ce groupe est devenu le pourvoyeur de nouveaux standards du jazz. Il y a bien plus. Construite plutôt sur des rythmes binaires, la musique de ce trio prend les risques de freinages en pleine course parfaitement négociés, elle introduit suspens, silences et ressources (au sens de l’aviation) d’une façon qu’Ahmad Jamal ne renierait pas, elle sait encore passer d’une introduction pianistique à la Rachmaninov à l’énoncé d’un thème qui fait aussi « populaire italien » que la musique de Nino Rota (Roberto est italien, né à Turin), elle amène subtilement des codas emballées, bref elle plaît tout en sachant se démarquer de toute identification unaire, ou unique. On peut attendre encore beaucoup de ce trio, où la basse électrique de Jérôme Arrighi introduit des énoncés au timbre discret de guitare, et où la batterie d’Adrien Chennebault est parfaitement en place, et en couleur.<br />
« Yes Is A Pleasant Country » venait ensuite, et j’ai déjà dit où cela m’avait mené. Un concert dont les effets poursuivent encore au matin, ce n’est quand même pas banal. Et si j’avais été leur dire tout ça, peut-être n’aurais-je pas pu l’écrire ainsi.<br />
Philippe Méziat<br />
(hier soir, au &laquo;&nbsp;Rocher de Palmer&nbsp;&raquo; à Cenon, 33)</p>
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